Alexz Johnson - Liar liar

Ma tête appuyée nonchalamment contre la vitre de la
voiture, je laissais mon regard divaguer sur ces innombrables
routes qui pendant plus de trois heures m’ont fait office de
paysage. Je sentait le frôlement d’une main quelques
fois, je ne regardais même pas cette personne je ne la
regardais plus, peut être n’en n’avais-je plus
l’envie. Pourtant cette personne je l’aimais plus que
tout c’étais mon dernier attachement à cette
vie, la seule personne pour qui je restais en vie, la
dernière personne en qui je croit, en qui j’ai
confiance, mon dernier souffle de vie. Lui, me regardais oui sa je
le savais mais je n’osais pas regarder, affronter son regard
plein de tristesse, son regard plein de tendresse, une tendresse
que je n’acceptais plus, pourquoi ? Sa je ne le savais
pas . . .
Je haïssais la vie car elle m’avait tout donnée,
je haïssais la mort car elle m’avait tout
enlevée. Pendant deux mois après la mort de ma
mère je n’avais fait que pleurer, me renfermer,
pleurer et crier qu’en l’envie m’en prenait,
j’étais devenus un zombi ambulant. Toutes mes amies
m’avaient abandonnés alors que tout ce cirque
n’était qu’un appel à l’aide elles
le prenaient comme une crise de folie. Non, je n’était
pas devenu folle seulement j’étais dans une
détresse telle que le fait de parler
m’anéantissais. Je n’étais qu’une
adolescente de 15 ayant perdu sa mère un peut trop tôt
et qui devenais de plus en plus noir dans son petit cœur
déjà très sombre.
Voilà pourquoi je suis assise dans cette voiture, mon
père à mes coter et quelques valises dans le coffre
le reste étant dans un camion de déménagement
et en prime a une semaine de la rentrée. Je
n’étais guère emballée par ce
déménagement mais il fallait bien commencer un
nouveau départ non ? Du moins c’est ce que mon
père souhaitait par dessus tout, oublier le passer et
retracer un présent mais pour moi ce changement me
paraissait comme une insulte à la mémoire de ma
mère.
Soudain après un très long trajet la voiture
s’arrêta nette, mon père mit le frein à
main et descendit de la voiture. Je le vit s’avancer vers le
coffre et descendre une à une les valises puis il
s’appuya contre le plan arrière de la voiture et
respira un grand coup avant de refermer le coffre. Je n’avais
aucune envie de sortir, à quoi bon, oui à quoi bon
sortir de ma bulle pour aller habiter avec des
inconnus.
Puis un rayon de lumière s’interposa entre mon petit
monde et la réalité pour me sortir de mes
pensées. Mon père venait d’ouvrir la
portière, je clignais des yeux pour me faire a cette
luminosité et pendant quelques seconde je suis restée
la à regarder mon père telle un inconnu, finalement
il prit tout seul la parole.
-
Evi, faut
sortir maintenant, dit-il tout simplement, il n’en rajouta
pas plus il s’avait que cela ne servirait à
rien.
J’ai décollée ma tête du dossier et me
suis mise a regretter mon sommeil, ces temps-ci je dormais
tellement, cela m’aidais à me sentir mieux, peut
être une nouvelle fois m’évader dans mon petit
monde, un monde fait de beaux souvenirs, un sourire, un rire, un
visage, des cheveux brun si souple et une tendresse . . . tout
simplement une jeune femme morte un peut trop tôt, une
mère adorer de tous, adorer de sa famille. Mais il fallait
que je m’arrête d’y repenser sinon je sentais les
larmes s’aventurer dangereusement d’une barrière
qu’il ne fallait franchir, j’essuyais d’un coup
sec mes yeux et sortis de la voiture. Mon père discutait
avec les personnes avec qui nous allions logés,
j’étais d’une par heureuse pour lui et
d’une autre malheureuse pour moi. Je ne supportais plus la
sociabilité, j’avais vécus dans le noir et dans
la tristesse trop longtemps. Un cauchemar dont je ne sortais plus
et qui continuait de faire tant de mal. Je m’avançais
d’un pas morne vers les amis de mon père, je ne
voulais en aucun cas m’aventurer dans une discussion trop
longue alors ils
n’auront qu’un simple bonjour et rien d’autre.
Quand je suis enfin arriver à leur hauteur, je fis un
sourire peu réjoui et balançais un
« bonjour » non loin d’une insulte que
l’on envoi à la figure de son pire ennemi, mais je
m’en moquais éperdument. Que l’on pense que je
soit déranger ou psychologiquement instable
m’étais d’une minorité total, qu’il
pense ce qu’ils veulent je ne viens ici que pour le bien de
mon père et non pour mon plaisir.
Après avoir saluer je me suis aventurer dans ma nouvelle
maison, toujours sous l’effet du sommeil je titubais encore
quelques minutes avant de me stabilisée contre
l’encadrement de se qui pourrais ressembler à une
cuisine. C’était immense et je pesais mes mots, tout
recoins scintillaient, à mes yeux il y avait un peu trop de
lumières mais j’aimais bien cet endroit. Soudain je
senti une présence derrière moi, un regard trop
pesant à mon goût mais un regard doux. Je me suis
vivement retourner pour découvrir quel était la
personne qui venait perturber mon moment d’extase. Une petite
silhouette s’offrais à moi, je ne lui donnait pas plus
de 12 ans tout aux plus, elle avait de très long cheveux
avec plusieurs blond dans ceux-ci, elle était encore en
uniforme mais j’étais déjà un peu
jalouse de sa poitrine voluptueuse et je la haïssais pour sa
taille de rêve, elle étais jeune et avais
déjà tout pour elle, que la vie étais injuste
envers moi. La seule chose que je trouvais bien chez moi
étaient mes yeux, ils étaient d’un bleu
océan que tout le monde rêvait, c’étais
la seule chose que j’avais hérité de ma
mère, le reste venais approximativement de mon père,
il n’y avait pas longtemps j’avais encore les cheveux
châtain, mais depuis le décès de ma mère
il ne ressemblais plus qu’a un noir très sombre, la
noirceur de mon cœur.
Cela faisait plus d’une minute que je la dévisageais,
je devais avoir l’air bizarre car elle coura très vite
jusqu’à sa chambre. Je me sentais bizarre, cette
petite là, pourquoi m’avait-elle fuit ?
J’étais devenus si immonde que sa ? Non il
fallais que je m’arrête, trop de questions
s’offraient à moi, et bien évidemment sans
réponse alors à quoi bon
espérer.
Pendant que je me maudissais intérieurement
d’être aussi conne la porte de l’entrée
s’ouvrit à la volée. Je ne fis qu’un
bond, m’on cœur explosa je détestais être
en état de
choque. Une fille d’a peu près mon âge venait de
passer le pas de la porte.
-
Salut
tout le monde, avait-elle criée pour ce faire remarquer je
suppose.
Je la regardais toujours ébahis de tout se
stratagème, mais qui était cette fille . . . ?
Elle s’aventura de quelques mètres et arriva là
ou je m’étais réfugiée. Elle me fixa se
demandant sûrement qui était cette gothique qui avait
osée se vautrée sur une de ces chaise de cuisine.
Elle s’avança délicatement puis courut
jusqu’à moi puis me sauta dessus.
-
Mais tu
dois être la nouvelle !!!!